26.04.2006
Ma soirée avec Prozac
Un meurte odieux pour un morceau de plastoche qui doit coûter 3 euros cinquante en production. Une réaction massive des pouvoirs publics, avec le risque toujours bien présent de la dérive sécuritaire et de la stigmatisation d'une population jeune et fragilisée, laissée pour compte de notre miracle économique. Le constat encore une fois que l'emplâtre sur la jambe de bois semble être la seule solution implémentable et que la sollicitation paradoxale l'emporte toujours sur la prévoyance et le travail en amont, un peu comme ce sarcophage pourri qui ne recouvre pas "vraiment" le chancre atomique de Tchernobyl (on apprend d'autre part que la catastrophe est le résultat d'un test... test probant donc: on sait maintenant qu'elle était pourrie; au nom des victimes, merci l'URSS et son système génial). 800 millions d'euros pour un nouveau sarcophage qui dorment on ne sait où, faute d'un accord des parties en présence (et là-dessus, j'aurais bien aimé en savoir un peu plus), des pro-nucléaires qui s'accrochent en reconnaissant à demi-mot les lacunes en termes de sécurité, un détracteur qui nous agite la menace terroriste (a-t-il seulement conscience de l'incroyable chaîne d'intérêts financiers qui consolident l'option nucléaire ? la vraie menace est peut-être là) et un ministre wallon, décidément toujours aussi drôle, qui ne trouve pas "grave" qu'on doive refaire la bien aimée E411. Mais le pire, c'est qu'en vingt ans, rien a changé: les médecins de l'Est portent toujours des calots aussi ridicules.
21:58
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11.04.2006
Fifty-fifty ?
Ca y est, c'est officiel maintenant: l'Italie compte 50% de couillons.
19:40
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31.03.2006
Le Roi Mage
On se sent tout petit des fois. A mesurer le génie de certains au nôtre, il y a de quoi se rhabiller, honteux, et rentrer chez soi la queue entre les jambes, comme après un casting où, manque de bol, Rocco Sifredi était de la partie. Ou des parties, enfin bref. Le Rocco du jour s'appelle Melchior, et il a fait fort. Non content de toucher 10.000 euros par mois de pension pour son passé de juge à la Cour Européenne de Justice de 1995 à 2003, le v'la-ti-pas débauché par Microsoft pour les préparer à affronter... la Cour Européenne de Justice. Et là je m'avance peut-être un peu vite, mais je te fiche mon billet que Bill ne l'a pas payé en chèques-service de l'ALE. Comme quoi finalement, il est possible d'avoir le beurre et l'argent du beurre. Pour le cul de la fermière... suivez le guide.
12:02
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08.03.2006
God bless Dakota
Les bouseux du Dakota du Sud ( le terme "bouseux" est à prendre ici de manière exclusivement péjorative, Dieu sait tout le respect que j'ai pour le noble métier d'agriculteur), les bouseux du Dakota du Sud, donc, ont célébré d'une façon bien à eux la Journée internationale des Droits de la Femme: ils ont voté une loi qui interdit l'avortement en toute circonstance, même en cas de viol et d'inceste. Probablement que les pauvres hères qui se laissent aller à de pareils actes ne le peuvent que sous l'emprise d'un ignoble envoûtement féminin et que la vie doit l'emporter sur ce fléau qu'est la sorcellerie. Bûchers seront donc aussi dressés pour faire disparaître les drôlesses. Et pour combattre le Démon sur l'ensemble du territoire national, les hallucinés locaux espèrent porter le débat devant la plus haute juridiction du pays, la Cour Suprême de Justice, bientôt toute entière acquise à la cause de leur Croisé en chef. So, ladies, we will be glad to welcome you in Belgium. We're a small country, but we live in the 21st century.
23:32
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23.02.2006
Plus près de toi, mon dieu.
Un exorciste-guérisseur qui traite l'Islam ou ses enfants de bombes à retardement, des pauvres bougres qui s'entre-tuent pour une caricature, un Juif enlevé et torturé à mort, une guerre des mosquées qui dégénère en guerre civile, un envoyé de Dieu qui envoie ses soldats tuer et se faire tuer de l'autre côté de la planète, des cousins qui se massacrent depuis 50 ans en terre "sainte"... "Nous avons tout juste assez de religion pour nous haïr, mais pas assez pour nous aimer les uns les autres." Jonathan Swift, il y a 300 ans.
21:42
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16.02.2006
Visit Myanmar

Par la présente, nous tenons à exprimer toute la joie qui est la nôtre d'avoir pû activement participer à la prise de bénéfice, pour un montant de 12 milliards d'euros, de la société Total pour l'exercice 2005. A chaque passage à la pompe, c'est avec beaucoup d'émotion, de celles inspirées par la contribution aux grands projets, que nous suivons avidemment le défilement effréné des petits chiffres situés à côté des mots "montant à payer". On se fout quand même bien de notre gueule, non ?
11:42
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15.02.2006
Da Brigodi Code

Mais le plus sybillin dans cette info ( les 2 milliards de bénefs de Shell), et qui m'a sérieusement fait douter de mes facultés mentales pour autant qu'il m'en reste, fut encore l'explication qu'en donna notre présentateur favori des actualités filmées du service public: "Ces bénéfices sont en partie dûs à la hausse du prix du baril". J'ai eu beau lire ça à l'endroit, à l'envers, une lettre sur deux puis sur trois, rien n'y comprendre, sortir faire 3 fois le tour du pâté de maisons comme on dit, rien n'y recomprendre, dormir dessus la tête orientée plein Nord, relire Dan Brown (je vous avais bien que je le piquerais à ma mère), rien n'y re-recomprendre, reformater le disque dur ( enfin demander à Fabrice de le faire car lui, c'est un vrai pro), rien à faire, je n'ai toujours pas le dixième d'un poil de cul d'un début d'explication plausible. C'est vous dire.


Shell annonce un bénéfice pour 2006 de 2 milliards de dollars.Faites passer.
On a pu voir, hier, une grappe de délégués de la Région wallonne attendre dans le froid le bon vouloir du seigneur Bernie avant d'avoir l'insigne honneur de lui demander l'aumône, histoire de sauver ladite région d'une paupérisation qui, à l'heure du "plan Marshall", ferait plutôt mauvais genre. La théorie du chaos explique qu'un battement d'ailes d'un papillon en Chine peut provoquer un cyclone dans les Caraïbes. Près de chez nous, on pourrait dire qu'un schtroumpf bleu qui rate les "virgules" d'un contrat -pour reprendre ses termes- fait se geler les bonbons d'une patrouille de pingouins sur le pavé londonien.
Les actualités filmées nous ont montré, il y a deux jours, la descente d'avion de Condoleeza Rice dans notre petit royaume et son accueil sur le tarmac par des officiels belges. Il y a quelque chose que je retourne dans tous les sens depuis lors sans pouvoir y donner une explication rationnelle. Comment expliquer la présence de Lindsay, la candidate belge de l'Eurovision version kids, dans la brochette au bas de la passerelle et cette poignée de mains échangée avec l'ex-conseillère en sécurité de la Maison Blanche et nouvelle Secrétaire d'Etat américaine ? Bon d'accord, j'ai loupé le début du sujet... ils expliquaient pourquoi elle était là, la petite ?
Très fin, hier soir sur TVI, après une émission d'information sur la traite des êtres humains, le jeu proposant de gagner des abonnements gratuits à "Télé-Moustique" si l'on se souvient du pays d'origine des victimes dont parle la fiction, diffusée juste avant le plateau. Très délicat et très dans l'air du temps. Celui, selon le néologisme consacré, de "l'infotainment". Parions sur l'avenir et imaginons le même concept, dans un futur que nous espérons le plus proche possible, pour la tranche info de 19-20 heures. "Dis toi, tu as regardé le journal et tu veux gagner 2 places gratuites pour Walibi ? Alors tente ta chance et répond à la question suivante: combien de morts a fait l'attentat de cet après-midi à Bagdad: 8, 14 ou 31 ?". Qui a parlé de "temps de cerveau disponible" ?
Les politiques, et dans une moindre mesure les entreprises, ont beau rivaliser pour celui qui mettra le plus l'homme au centre de ses préoccupations, force est de constater qu'on est loin du compte, et qu'un gouffre sépare la gestion des affaires publiques, a fortiori celles privées, du bien-être de celui dont elle prétend défendre les intérêts. Revenons, le temps de ces lignes, sur la faillite de la Sabena. Je voudrais vous raconter l'histoire de Jean, jeune pilote au chômage, reconverti en ouvrier de maintenance de systèmes électriques, et qui perdra bientôt le droit de voler, dans l'impossibilité de trouver les 4000 euros nécessaires pour le renouvellement de sa license. Est-ce que l'un de ces pontes de la direction de l'époque, est-ce que seulement un responsable politique impliqué dans la gestion de la compagnie, à l'heure d'une mort annoncée, voire orchestrée, s'est-il demandé ce qui pourrait bien se passer plus tard dans la tête d'un jeune gars, qui pensait vivre sa passion et en faire vivre sa famille, obligé maintenant de serrer les dents et de retenir ses larmes en déroulant ses cables ? Le cas de la Sabena est emblématique. Il illustre assez bien un monde à l'avenant. Un monde dans lequel les hommes qui pilotent le rouleau compresseur du tout-au-profit n'ont que faire des états d'âmes des autres hommes qu'ils fondent dans le bitume des dommages collatéraux.
Signer la pétition de Touring pour une baisse du prix du carburant ne peut certainement pas faire de tort:
Les victimes et les laissés pour compte du cyclone qui a dévasté un morceaux des Etats-Unis la semaine dernière ont de quoi se réjouir. Il s'agit peut-être d'un mal pour un bien. Ils doivent garder espoir. Leur président l'a dit vendredi, alors qu'il se rendait enfin sur le terrain: ce qui est maintenant un bourbier deviendra un magnifique golf. Après de pareilles paroles réconfortantes, on s'étonne des cris, des pleurs et des plaintes de ces milliers d'américains frappés par la catastrophe. C'est sans doute qu'en plus d'avoir tué leurs proches, ravagé leurs maisons, Katrina a sûrement dû aussi emporter leurs clubs, leurs caddies et leurs chaussures à glands.

Vade retro, Satanas ! Avec les créatures de l'Enfer point tu ne forniqueras si ton Dieu, tu veux servir. Sauf si, éventuellement, dans ton club précédent, épouse tu avais prise et que pendant 15 ans, amende honorable tu as fait et patience tu as eue. Il a bien du bol, ce nouveau cureton, marié donc, du Brabant wallon. Il doit être le seul ecclésiastique, version catho, à pouvoir se glisser sous la couette le soir et assouvir sans honte ses pulsions lubriques. Décidément imbattable sur le terrain glissant de la cohérence, l'Eglise a encore une fois démontré sa logique, sa modernité et son courage en autorisant une exception qui fera rugir les autres -ceux qui n'étaient pas anglican "avant"- de désespoir et de lassitude. Trop tard, z'avaient qu'à y penser ! Dans le même ordre d'idées, paraît qu'au Vatican une nouvelle tendance se dessine: toujours pas d'ordination pour les femmes, vous pensez bien, sauf si, par une opération autre que celle du Saint-Esprit, elles étaient des hommes avant. C'est mon copain, enfin ma copine, équatorienne, Rosa-Angel, qui va être contente: ça a toujours été son truc de s'habiller en femme.
"Je suis à Didier Reynders ce que ma fille de 14 ans est à Britney Spears", déclarait ce matin un habitant du Hainaut qui s'apprête à débourser 5800 euros pour passer une journée en compagnie de notre Ministre des Finances. La somme récoltée sera immédiatemment re-versée à une association caritative active dans le domaine de l'enfance. Opération tout-à-fait louable donc, tout comme la récente vente aux enchères des noeud-pap, cartables, foulards et autres dédicaces d'hommes et de femmes politiques. La Belgique déborde d'imagination, c'est un lieu commun. Soudainement inspiré, il m'est venu l'idée de proposer à notre ministre des Finances de passer une journée avec... moi, de préférence vers la fin du mois, lorsque je ne peux plus mettre d'essence dans Titine et que mon "panier de la ménagère" se résume à du pain et à quelques tomates; s'il est sympa, il m'offrira peut-être un bolo. En tous cas, je suis sûr qu'il trouvera ça passionnant et je promets moi aussi de verser les bénéfices à une association caritative. Combien je peux demander pour une journée de "Vis ma vie de plouc" ?
- Il faut que tu fasses ton deuil.

Le truc est bien connu: rien de tel que de mourir pour devenir subitement un type bien et s'offrir un cv à faire pâlir d'envie -ils se reconnaîtront- les plus vertueux d'entre nous. Profitez de vos vacances cet été pour fréquenter assidûment enterrements et incinérations, je suis sûr que vous n'avez rien d'autre à foutre et ce sera en plus une bonne occasion de vous empiffrer de sandwiches-pâté à l'oeil, vous verrez des tas de salauds se refaire une virginité et s'offrir un portrait tout neuf tout propre, à accrocher dans le salon de la belle-famille, effondrée de douleur par la disparition de celui qu'on n'invitait même plus à Noël. Le trépas vous accorde, ad vitam aeternam si je puis dire, le pardon et la grâce. Parfois il y a challenge. Voyez JP "Sancto Subito" 2. Appel a été lancé dans le monde entier afin de récolter un max de miracles à épingler à son palmarès pour sa béatification. Pour ma part, hormis ma bagnole qui vient de passer le contrôle technique, rien de vraiment miraculeux à proposer. Et de toutes façons, JP n'a rien à voir là-dedans.
La miss de la météo, celle avec les gros seins, nous ayant enfin annoncé une chute notoire du thermomètre, je me suis décidé ce matin, pris d'un courage inhabituel, à sortir de ma cave après 3 semaines de müesli aux fruits secs et de Spa Marie-Henriette. L'idée était de me ruer, soldes obligent, dans le Vanden Borre le plus proche pour leur arracher, s'il leur en restait, leur frigo-vedette, capacité 6000 litres avec tout le confort moderne, histoire de nous abriter enfin ensemble de la canicule, Suzanne et moi, sans qu'elle ait à dormir toute seule dans le vieux freezer et moi, recroquevillé dans notre Electrolux 75 litres. J'ai tout-de-suite compris qu'il fallait que je change de destination: en plus du mercure, c'est tout un morceau du Déluge qui nous est tombé sur la tronche ces dernières 24 heures, donnant des airs de Bengladesh au Tournaisis, les pousse-pousse en moins. Pragmatique, j'ai mis le cap sur le "AS Adventure" du même étage pour LE maître-achat de la semaine: le kayak double-place. Et maintenant, ça y est, je suis paré. Elle peut tomber, la comète.
On est heureux, Suzanne et moi. On va avoir un petit. Ca a été un combat de tous les jours mais ensemble on y est arrivé. Faut dire qu'on a eu beaucoup de chance. Vu que je suis stérile, il a d'abord fallu trouver du sperme. Premier coup de bol, après beaucoup de recherches, je suis tombé sur un fond de Will Smith en promo sur Internet. On l'adore, Suzanne et moi. Puis, deuxième surprise, comme on voulait de l'oeuf de premier choix et pas se faire avoir par une de ces agences qui ont toujours de beaux catalogues mais qui peuvent très bien te fourguer du roumain de contrebande , la soeur de Suzanne, qui a quand même été élue Miss Hainaut en 97, lui a donné un ovocyte, comme ça, par amour, et puis aussi un peu pour participer. Restait plus que la mère porteuse -Suzanne a très peur des vergétures post-grossesse- et là, tout naturellement, ma mère s'est proposée. A 73 ans, ce n'est plus le genre de détails qui l'encombrent et comme elle vient enfin de se marier avec l'amour de sa vie, Lisette, son amie d'enfance, elle s'est dit que ça marquerait le coup et que ce serait une bonne pièce en plus pour son dossier d'adoption en cours. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. Et une fois que le p'tit bout sera là, hop, on le clône histoire d'avoir des pièces de rechange et le tour est joué. Il nous manque que le prénom. Problème, on parvient pas à choisir entre fille ou garçon. Et pourquoi pas un peu des deux ?
Si un certain Martin du dimanche après-midi et son "école des" ne passionnent plus que 2 paléontologues de l'université de Kiev, section media ( ils étaient 3 l'année dernière mais une cirrhose du foie fulgurante a eu raison du professeur Branco Bertelic), d'autres ont repris ce délicat flambeau du divertissement de nos chères(?) petites têtes blondes(?). Je rentrais chez moi l'autre jour, éreinté et fourbu après une journée de dur labeur mais heureux du travail accompli, lorsque je vis un petit bigleux, haut comme trois pommes, moche, se faire tabasser en règle par une gamine qui le dépassait à peine en taille mais sévèrement plus douée question castagne. Revêtant ma cape du justicier blanc, je décidai d'intervenir et lançai, forçant le ton goguenard pour avoir le moins possible l'air d'un CDH en campagne: "Allez, allez, faut pas se taper dessus comme ça, faut être gentil les uns avec les autres !" M'en fous", me balance aussitôt Kill Bill, " Je fais ce que je veux, je frappe mon p'tit frère si j'ai envie !". Bien vu. Et qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grande ? Cadre sup' dans une banque et gagner plein de pognon. Putain, Jacques.
Le petit texte ci-dessous se voulait caricatural. Ni regret, ni amertume bien sûr, de tenter d'avoir à l'esprit un certain sens de la collectivité, du long terme et du respect de l'Autre. Essayer de suspendre son petit point de vue perso et privilégier une mise en perspective plus globale quand on aborde une problématique de société, ne plus dire "j'aime" ou "j'aime pas" mais se poser la question de l'incidence sur le groupe. Tel ou tel choix/attitude/comportement est-il dommageable ou bénéfique pour l'ensemble ? Encore faut-il définir ces notions. C'est ici qu'interviennent les concepts d' entropie et de néguentropie. Il existe 2 types d'évolution: celle qui nous mène vers plus de turbulences, de désorganisation, de conflits internes, d'anarchie et à terme à la disparition du système ( donc du groupe), c'est le processus entropique. L'évolution néguentropique tend vers plus de stabilité, d'harmonie, de consensus, d'organisation, d'équilibre, de cohésion et donc vers plus de chance de survie pour le groupe. Attention, je fais ici de la stricte analyse systémique. Je ne parle pas d'ordre dans le sens de l'état policier qui brime les libertés individuelles. Toute question de société peut être abordé sous cet angle. On pourrait, par exemple ( qui ne reflète pas ma sensibilité), avoir une aversion pour le mariage homo. Soit, c'est une question d'histoire personnelle, on "n'aime pas". Mais ce n'est pas ça la question. La question, c'est: le mariage homo peut-il représenter le moindre danger pour la survie du groupe ? NON et RE-NON bien sûr. Au contraire, son autorisation va dans le sens d'une plus grande cohésion, d'une disparition d'un ostracisme et vers une société où tout le monde a sa place.
Difficile de garder le cap. Ce ne sont peut-être finalement que les vieux dinosaures aveugles et boîteux qui, faute de pouvoir distinguer clairement les contours du paysage, ne foncent pas droit vers le miroir aux alouettes, les miroirs aux alouettes. Car l'offre se multiplie. Ca se divise comme des métastases, les paquets-cadeau à deux balles, impossible d'y échapper quelque soit la direction du regard. Ils sont bien loin, les Arthur Haulot, Jean Moulin, Gandi et autres Steven Biko. Ils ont été remplacés. Par des staracaquettes qui savent pas aligner deux notes, par des merdeux milliardaires en voitures rouges qui nous vomissent leur 211 km/h sur la voie publique, par des gros-de-la-cuisse qui courent derrière un ballon en se faisant suivre par un psy, par des cow-boys pas complètement terminés qui se muent en soldats de Dieu ou par des pétasses de l'horeca adulées dans le monde entier depuis qu'on les a vues sur Internet se faire connaître, dans le sens biblique du terme. Avec un tel paysage, faudra pas exiger du djeun qu'il fasse gentillement ses devoirs ou qu'il étudie le latin. C'est pas ça qui lui donnera envie, non plus, de devenir chercheur en biologie, pour peau de bite, à se terminer le mois au ravioli-boîte. Moi, dinosaure ou crapaud, aveugle et boîteux, il me reste mon pif, et je le mets bien haut dans le vent pour essayer de ne pas tomber dans la mare à caca.