29/03/2005

Y'a un peu plus, j'vous le mets quand même ?

Qu'on arrête de nous bourrer le mou! Pourquoi faudrait-il que le bonheur soit un état permanent et obligatoire ? Avec en plus la damnation éternelle pour tous ceux qui ne sont pas tombés dedans quand ils étaient petits. Vous n'êtes pas heureux, malheur à vous! Il vous arrive des moments de doutes, de lassitude, voire de déprime, allez vite consulter. Et quoi? Il faudrait virer ce bon vieux blues, cette bonne vieille angoisse existentielle, cette compagne de tous les jours sans qui un bon moment ne serait plus un bon moment ? Jamais. A quoi ressembleraient nos vies sans notre fiancée d'infortune ? Une longue suite de jours aussi insipide qu'une tribune religieuse à la télé. Alors, moi, j'en redemande des baffes en pleine poire et le spleen qui va avec, mais j'vous jure que lorsque la bouchère me posera la question fatidique, la réponse -un cinglant "Je veux!" articulé comme il ne l'a jamais été- fusera en moins d'une nanoseconde.

15:46 Écrit par Lato | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

Putain, j'avais jamais pensé à ça mais t'as raison, c'est super cool d'aller "pas bien"...
déconnééééééééééééé, je suis heureuse là. je fais quoi alors? bon, on va dire que je vais rester heureuse le temps que je "dussiâte" rester heureuse et puis quand j'irais mal, eh bien, ça me rendra heureuse d'aller mal...
TU M'COMPRENDS LA? parce que moi, j'ai dû mal avec moi-même!!

Bon d'accord, vais m'coucher!

salut

Écrit par : Amaretto | 29/03/2005

SI SI SI Bordel de m... mon premier comment n'a pas été envoyé!!!!
bon pour y revenir: C'est complètement clair, çà!!!
Mais qu'ils nous laissent spleener en paix!!! Et d'ailleurs, c'est qui ces "ils"??? Te laisse pas faire!!!
Qu'ils aillent tous au paradis, moi, j'irai rotir en enfer, c'est plus indécent et plus drôle!!!
up and down et je sens que je vis!!

Écrit par : Lou | 30/03/2005

... lol, mais on prend tellement de plaisir à être (et surtout à paraitre) malheureux !

Aller mal, c'est une escuse qui marche pour tout, en plus.

En fait j'ai pas trés bien compris où tu voulais en venir.
Mais c'est sur que si on est toujours heureux, être heureux n'a plus beaucoup de sens en soit.

Donc si on est toujours heureux le bonheur n'a plus de sens et on devient malheureux, mais on se console rapidement de son malheur du certain bonheur qu'on prend à l'être, et on en devient heureux, mais si on est toujours heureux le bonheur n'a plus de sens...
Et ça tourne en rond, c'est un peu simpliste, mais, moi, je pense que être heureux, malheureux, ça n'a pas de réelle importance, ce sont des valeurs inventées pour s'y retrouver(la chasse aux certitudes, tan tan), la seule chose qui compte vraiment, c'est d'être en vie.

Et bien, on finira tous en enfer ! De toute façon au point où on en est, on a plus grand chose à perdre...
Et puis, l'enfer ça doit être beaucoup plus marrant !
On aura pas le temps de s'ennuyer...

Écrit par : coline | 30/03/2005

je parle de cette obligation de bonheur perpétuel qui semble règner en maître dans nos sociétés, comme s'il n'y avait plus de place au malheur, comme s'il devenait honteux de ne pas "aller bien".
Il s'agit justement d'un état qu'on peine à reconnaître, et sans reconnaissance, le combat est difficile et on s'enlise. Je pense que pour profiter pleinement des bons moments qui se présentent, il faut aussi pouvoir accepter les moins bons et le mal-être qui va avec.

Écrit par : Lato | 31/03/2005

notre bossu national à nous autres ptits français, a dit qu'il fallait avoir la positive attitude. Rien que pour cette bourde incommensurablement conne, je lui collerais bien mon poing dans le groin s'il n'était pas déjà tout plat (son groin, pas mon poing).

Écrit par : fun | 31/03/2005

Les commentaires sont fermés.