31/03/2005

Famine business

Ma première intention était d'écrire un petit truc sur la nomination de Paul Wolfowitz à la tête de la Banque mondiale et d'expliquer un peu comment cette dernière fonctionne, mais finalement j'ai préféré vous proposer la photo d'une jolie fille.



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29/03/2005

Y'a un peu plus, j'vous le mets quand même ?

Qu'on arrête de nous bourrer le mou! Pourquoi faudrait-il que le bonheur soit un état permanent et obligatoire ? Avec en plus la damnation éternelle pour tous ceux qui ne sont pas tombés dedans quand ils étaient petits. Vous n'êtes pas heureux, malheur à vous! Il vous arrive des moments de doutes, de lassitude, voire de déprime, allez vite consulter. Et quoi? Il faudrait virer ce bon vieux blues, cette bonne vieille angoisse existentielle, cette compagne de tous les jours sans qui un bon moment ne serait plus un bon moment ? Jamais. A quoi ressembleraient nos vies sans notre fiancée d'infortune ? Une longue suite de jours aussi insipide qu'une tribune religieuse à la télé. Alors, moi, j'en redemande des baffes en pleine poire et le spleen qui va avec, mais j'vous jure que lorsque la bouchère me posera la question fatidique, la réponse -un cinglant "Je veux!" articulé comme il ne l'a jamais été- fusera en moins d'une nanoseconde.

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18/03/2005

Et maintenant, je vais où ?

Faudra plus s'étonner. Le jour où des hordes d'hommes et de femmes, jeunes et vieux, sans plus aucun repère, que ne rassasient même plus "La nouvelle idole de l'académie" ou " Ca va se savoir que ça se discute"  erreront dans la rue, l'air hagard et les bras ballants, en quête, au mieux d'un suicide collectif, au pire d'un nouveau et salvateur gourou, éphémère comme les bonnes résolutions de l'An neuf et vide comme la penderie lorsque Suzanne est partie, il sera définitivement trop tard et inutile de se mettre à genoux, en pleurs, en répètant, à qui veut bien l'entendre mais, désolé, il n'y aura plus personne, " Mea culpa, mea maxima culpa". C'est aujourd'hui qu'il aurait fallu agir. C'est aujourd'hui qu'il restait une possibilité de mettre l'Ethique, moribonde, sous perfusion pour qu'elle reprenne des couleurs et sa place de moteur du Monde, occupée fallacieusement depuis trop longtemps par le profit, l'arrogance, les égoïsmes et le mensonge. Mais les balles fabriquées en Tanzanie grâce à une licence d'exportation et que tireront peut-être des enfants-soldats pour tuer d'autres enfants-soldats n'ont que faire de ces considérations.



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14/03/2005

Par Toutatis et Bélénos

Au fond, rien n'y fait. Derrière de rutilantes apparences et une réconfortante arrogance, les peurs ancestrales et irrationnelles subsistent. Le réflexe consumériste et la société de l'avoir n'ont pas eu raison de notre angoisse collective: une enquête révèle que 17% de la population ont redouté le passage à l'an 2000. 17%, soit un Belge sur 5, soit près de 2 millions de personnes, ont craint que le ciel ne leur tombe sur la tête le 31 décembre 1999. Signe d'un système éducatif défaillant ou irréductibilité atavique, il n'en reste pas moins que ces chiffres démontrent avec inquiétude la tentation de l'alternative magique et de son cortège de dangereuses dérives, là où la science n'a pas pu arriver ou convaincre. Alors que franchement, ce soir-là, il n'y avait rien à craindre. Mon astrologue me l'avait bien confirmé.


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11/03/2005

Ombres de celluloïd

Bertolucci, De Sica, Allen, Fellini, Wilder, Truffaut, Scorcese, Chabrol, Antonioni, Pollack, Kubrick, Kurosawa, Polanski, Wenders, Godard, Spielberg, Lynch, Lelouch, Lumet... Vous ne trouvez pas qu'un "certain" cinéma est en train de disparaître ?
(... et faites le même exercice version musique, ça marche aussi).
 


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08/03/2005

Ferrari Rocher

Ainsi donc, not' Justine aurait l'intention de s'établir à Monaco. Pression fiscale trop forte en Belgique. La pauv', c'est vrai qu'avec ce qui doit lui rester en main après imposition, les fins de mois doivent être difficiles, genre tartines/fromage et on limite les trajets en voiture. D'ailleurs, notre pongiste national l'a bien compris: il faudrait créer un statut social spécial pour les sportifs de haut niveau. Un truc qui les aide, quoi. Quelque chose qui leur permettrait de vivre décemment entre 2 compétitions et qui les sortirait de leur angoisse et de leurs tracas. Alors, je me suis dit: on pourrait déja leur accorder une dispense de pointage, qu'ils puissent continuer à s'entraîner en toute sérénité, puis, faut penser à l'avenir aussi, on pourrait leur faciliter l'accès aux cours d'informatique ou de langues du Forem, par exemple. Pour le logement, je suis sûr que les services sociaux communaux pourraient accélérer les choses. A moins qu'on ne les inscrive à l'académie pour apprendre à chanter, ensemble avec Richard Fourneaux, "Je n'aime pas payer, yéyé."

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07/03/2005

Un jardin extraordinaire

Le fédéralisme, fierté nationale que le monde entier nous envie au point de venir assister à des conférences pour se le faire expliquer, a encore montré l'un de ses plus beaux visages. Manifestants, contre-manifestants, ordre public laissé dans quelques rues à la seule appréciation des chiens de garde du VB, agressions verbales, physiques, démonstrations de force, bref, toute la panoplie du dialogue et de l'entente communautaire a pu être contemplée dans une commune à facilités ce week-end. Beau. Bel exemple. Belle illustration de notre humanité. Coïncidence, la belle émission de Claudine Brasseur du dimanche soir nous racontait cette étonnante cohabitation, de prime abord contre-nature, entre des hyènes et des phacochères ( sorte de cochon) se partageant le même trou. On pourrait dire spontanément que là où les hommes échouent, des bêtes réussissent. Trop facile. Ce serait ne pas prendre en considération les habitudes de vie des 2 espèces: les hyènes sont nocturnes, les phacochères sont diurnes, ils ne se croisent que le matin. Impossible d'appliquer ça chez nous. Et puis aussi, si d'aventure il fallait trancher, le sommeil, c'est du ressort du régional ou du communautaire ?

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04/03/2005

Bon à savoir

Stop. Arrêtez tout. Rangez vos valises. Brûlez vos tickets pour Petalschnok. Renvoyez le taxi. Barrez l'accès aux nouveaux habitants de votre demeure et restez-y. C'est ici que ça se passe. Si, comme moi, vous vous vautrez dans les euros à n'en savoir que faire, restez en Belgique et profitez, comme ces 3 à 400 dirigeants d'entreprises français qui viennent s'y domicilier chaque année, du confort fiscal réservé aux grosses fortunes. Soufflez un bon coup et allumez-vous un gros cigare. Au royaume de Didier, vous ne payerez pas l'impôt sur les grosses fortunes, et la plus-value sur vos actions en cas de revente de votre boîte ne sera pas taxée. La logique est respectée: on menace les petits épargnants qui, pour ne pas être taxés deux fois, ont placé leurs économies au Luxembourg et on accueille à bras ouverts des nababs désireux d'éluder l'impôt dans leur propre pays.
Ca se tient.

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03/03/2005

Vacances v1.0

A l'époque du tout à la simulation - les villes, les civilisations, les voitures, le vol en avion, les orgasmes-, il serait grand temps qu'ils proposent le simulateur de vacances. Imaginez le marché. Déja rien que chez nous: 4 millions de petzouilles coincés 11 mois par an entre un embouteillage, un chef de service et les courses au GB, pour espérer trouver 2 semaines de location pas trop chères à Middelkerke. Alors, faut dire ce qui est: entre dépenser 1 mois de salaire pour un appart' trop petit face à une mer nauséabonde, à attendre la fin de la drache pour se faufiler entre les joueurs de beach volley, les moutards qui braillent, les odeurs de frites mélangées à celle de la Nivea-indice-de-protection-20-parfum-coco, et le bonheur enivrant d'une plage aux Seychelles / Maldives / Turks and Caicos / veuillez sélectionner votre destination,  baignée de soleil, allongé lascivement aux côtés d'une blonde / brune / rousse / noire /  veuillez selectionner votre choix, impatiente que vous lui fassiez la brouette portuguaise / le moulin népalais / la carpette japonaise / appuyez sur start... y'a pas photo. Même si c'est dans son salon, un casque ridicule sur la tête et  le pantalon sur les chevilles.



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