24/05/2005

Néguentropia

Le petit texte ci-dessous se voulait caricatural. Ni regret, ni amertume bien sûr, de tenter d'avoir à l'esprit un certain sens de la collectivité, du long terme et du respect de l'Autre. Essayer de suspendre son petit point de vue perso et privilégier une mise en perspective plus globale quand on aborde une problématique de société, ne plus dire "j'aime" ou "j'aime pas" mais se poser la question de l'incidence sur le groupe. Tel ou tel choix/attitude/comportement est-il dommageable ou bénéfique pour l'ensemble ? Encore faut-il définir ces notions. C'est ici qu'interviennent les concepts d' entropie et de néguentropie. Il existe 2 types d'évolution: celle qui nous mène vers plus de turbulences, de désorganisation, de conflits internes, d'anarchie et à terme à la disparition du système ( donc du groupe), c'est le processus entropique. L'évolution néguentropique tend vers plus de stabilité, d'harmonie, de consensus, d'organisation, d'équilibre, de cohésion et donc vers plus de chance de survie pour le groupe. Attention, je fais ici de la stricte analyse systémique. Je ne parle pas d'ordre dans le sens de l'état policier qui brime les libertés individuelles. Toute question de société peut être abordé sous cet angle. On pourrait, par exemple ( qui ne reflète pas ma sensibilité), avoir une aversion pour le mariage homo. Soit, c'est une question d'histoire personnelle, on "n'aime pas". Mais ce n'est pas ça la question. La question, c'est: le mariage homo peut-il représenter le moindre danger pour la survie du groupe ? NON et RE-NON bien sûr. Au contraire, son autorisation va dans le sens d'une plus grande cohésion, d'une disparition d'un ostracisme et vers une société où tout le monde a sa place. 




11:58 Écrit par Lato | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

23/05/2005

Réponse à un ami...

... qui a cette tare incurable et discrète du respect de l'autre et de la vision globale des choses et à long terme. Pussé-je avoir l'espoir qu'il me comptât dans les rangs de ses troupes sinon, tant pis pour lui, voici ce que j'en pense. :-)
 
A.H., c'est vrai... bien sûr, encore et toujours, contre vents et marées. Et puis quoi ? Finalement, qu'est-ce qu'on y gagne ? A ne vouloir faire aucune concession, ou si peu, sur l'Ethique, on se retrouve à la fin du mois, lorsque l'on est obligé d'éviter le rayon boucherie, prêt à vendre sa mère pour devenir fonctionnaire européen, et à espérer un décès dans la famille pour passer ses vacances à autre chose que l'exploration du Parc Baudouin, partie EST ( celle coincée entre l'avenue de l'Expo et la gare de Jette). Mais chouette, j'ai toujours été intègre et respectueux de l'homme; j'ai sûrement gagné ma place à la droite du Père. Mais bon, comme ça non plus ça n'existe pas, si j'avais su, j'aurais un peu plus menti, un peu plus écrasé les autres, mis moins d'eau dans mon vin et je ne serais pas là, comme une loque, à retenir mes larmes dans la file du GB, lorsque je feuillette le "Déco Idées" que je n'ai même pas le courage de piquer.

15:10 Écrit par Lato | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

20/05/2005

Juste quelqu'un de bien

Difficile de garder le cap. Ce ne sont peut-être finalement que les vieux dinosaures aveugles et boîteux qui, faute de pouvoir distinguer clairement les contours du paysage, ne foncent pas droit vers le miroir aux alouettes, les miroirs aux alouettes. Car l'offre se multiplie. Ca se divise comme des métastases, les paquets-cadeau à deux balles, impossible d'y échapper quelque soit la direction du regard. Ils sont bien loin, les Arthur Haulot, Jean Moulin, Gandi et autres Steven Biko. Ils ont été remplacés. Par des staracaquettes qui savent pas aligner deux notes, par des merdeux milliardaires en voitures rouges qui nous vomissent leur 211 km/h sur la voie publique, par des gros-de-la-cuisse qui courent derrière un ballon en se faisant suivre par un psy, par des cow-boys pas complètement terminés qui se muent en soldats de Dieu ou par des pétasses de l'horeca adulées dans le monde entier depuis qu'on les a vues sur Internet se faire connaître, dans le sens biblique du terme. Avec un tel paysage, faudra pas exiger du djeun qu'il fasse gentillement ses devoirs ou qu'il étudie le latin. C'est pas ça qui lui donnera envie, non plus, de devenir chercheur en biologie, pour peau de bite, à se terminer le mois au ravioli-boîte. Moi, dinosaure ou crapaud, aveugle et boîteux, il me reste mon pif, et je le mets bien haut dans le vent pour essayer de ne pas tomber dans la mare à caca.





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11/05/2005

Un peu des gueux

A lire ces chiffres complètement indécents des salaires des patrons et des bénéfices des entreprises, on ne peut que s'interroger sur l'inexorable cyclicité de l'Histoire, ou plutôt sur une constante sociologique qui semble inscrite à tout jamais au plus profond du fonctionnement humain. Les apparences changent peut-être, il y a un peu plus d'hygiène et un peu moins d'arbitraire, mais l'on semble assister à un retour, l'avons-nous quitté un jour, du vieux schéma des seigneurs et des manants. Les maîtres du moment -hauts responsables politiques, familles industrielles et financières, grands actionnaires- ont toutefois compris que sans leurs serfs, point d'enrichissement. "Panem et circenses", donc. Les hamburgers ont remplacé le pain, le foot et la Star Ac' les jeux du cirque. Il n'y a que le droit de cuissage qui ait complètement disparu. Une chance pour mon boss, il aurait dû se taper ma Suzanne.


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06/05/2005

Love is in the air

De mieux en mieux. On pourra d'ici peu, pour la modique somme de 6 malheureux euros par mois, s'offrir les services de Vivienne, la petite amie virtuelle qui fera croire à votre entourage, et avec un peu de chance à vous même, que vous n'êtes plus ce vieux célibataire aigri, langue de boeuf sauce madère ou légumes-vapeur de chez Igloo pour les plus délicats. Pas question malheureusement d'espérer la moindre débauche sexuelle avec la susnommée, cette garce n'existera que sur votre téléphone portable et se contentera d'échanger des messages et d'envoyer photos et videos, et, non, je vous vois venir, pas du genre qui donne des cals aux mains. Zut alors, j'pourrai pas encore virer Suzanne.

18:01 Écrit par Lato | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |