10/06/2005

Les enfants de Pandore

On est heureux, Suzanne et moi. On va avoir un petit. Ca a été un combat de tous les jours mais ensemble on y est arrivé. Faut dire qu'on a eu beaucoup de chance. Vu que je suis stérile, il a d'abord fallu trouver du sperme. Premier coup de bol, après beaucoup de recherches, je suis tombé sur un fond de Will Smith en promo sur Internet. On l'adore, Suzanne et moi. Puis, deuxième surprise, comme on voulait de l'oeuf de premier choix et pas se faire avoir par une de ces agences qui ont toujours de beaux catalogues mais qui peuvent très bien te fourguer du roumain de contrebande , la soeur de Suzanne, qui a quand même été élue Miss Hainaut en 97, lui a donné un ovocyte, comme ça, par amour, et puis aussi un peu pour participer. Restait plus que la mère porteuse -Suzanne a très peur des vergétures post-grossesse- et là, tout naturellement, ma mère s'est proposée. A 73 ans, ce n'est plus le genre de détails qui l'encombrent et comme elle vient enfin de se marier avec l'amour de sa vie, Lisette, son amie d'enfance, elle s'est dit que ça marquerait le coup et que ce serait une bonne pièce en plus pour son dossier d'adoption en cours. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. Et une fois que le p'tit bout sera là, hop, on le clône histoire d'avoir des pièces de rechange et le tour est joué. Il nous manque que le prénom. Problème, on parvient pas à choisir entre fille ou garçon. Et pourquoi pas un peu des deux ?


15:12 Écrit par Lato | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

07/06/2005

La lucidité porte des culottes courtes

Si un certain Martin du dimanche après-midi et son "école des" ne passionnent plus que 2 paléontologues de l'université de Kiev, section media ( ils étaient 3 l'année dernière mais une cirrhose du foie fulgurante a eu raison du professeur Branco Bertelic), d'autres ont repris ce délicat flambeau du divertissement de nos chères(?) petites têtes blondes(?). Je rentrais chez moi l'autre jour, éreinté et fourbu après une journée de dur labeur mais heureux du travail accompli, lorsque je vis un petit bigleux, haut comme trois pommes, moche, se faire tabasser en règle par une gamine qui le dépassait à peine en taille mais sévèrement plus douée question castagne. Revêtant ma cape du justicier blanc, je décidai d'intervenir et lançai, forçant le ton goguenard pour avoir le moins possible l'air d'un CDH en campagne: "Allez, allez, faut pas se taper dessus comme ça, faut être gentil les uns avec les autres !" M'en fous", me balance aussitôt Kill Bill, " Je fais ce que je veux, je frappe mon p'tit frère si j'ai envie !". Bien vu. Et qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grande ? Cadre sup' dans une banque et gagner plein de pognon. Putain, Jacques.

14:14 Écrit par Lato | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |